Le défi du carême

Chronique pastorale - édition d'avril 2019

Nous sommes en plein carême pour les catholiques. Lorsque je suis attentive autour de moi, j’entends que ce mot a encore une certaine résonnance, soit celle de se priver de quelque chose jusqu’à Pâques. Certaines personnes pourraient trouver cela rétrograde, et pourtant. Le carême s’apparente à des jours de défi, de mise à l’épreuve. D’autres périodes visant la transformation existent. Le défi santé pour les saines habitudes de vie; le mois sans alcool pour l’éducation à la modération; le movember, en novembre, où l’on fait pousser sa moustache pour la santé masculine…

Le carême peut donc être à la mode! C’est quarante jours à saisir pour vivre une conversion et des changements en soi. Bien plus que la privation alimentaire, c’est une occasion de relever le défi de jeûner de quelque chose, de risquer la vie intérieure dans la prière et de contribuer à la solidarité par des gestes généreux. Ce sont là les trois appels du carême pour le chrétien et la chrétienne. Se priver pour accorder du temps et de l’énergie à autre chose qui transforme le monde. Ouvrir son cœur pour se poser des questions : est-ce que je crois en Dieu? Qui est-il pour moi, lui qu’on dit Père, Fils et Esprit Saint? Partager en temps de carême. Une valeur qu’on enseigne aux enfants dès le bas âge mais qui n’est pas si facile à l’âge adulte.

Le pape François, en ce carême 2019, a invité la population de racine catholique à vivre son carême pour la sauvegarde de la création. Souvent, il nous invite à éviter la médisance et les jugements sur autrui. Il reste quelques temps avant la fête de Pâques du 21 avril prochain. Quelle peut être ma manière de vivre « carême » d’ici là? Bonne montée vers Pâques! Heureux printemps!

 

Par Mélanie Charron
Coordonnatrice de la pastorale d’ensemble

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