La mairesse sans complexe

Annie Pronovost, mairesse de Saint-Tite.

Y a-t-il eu un tremblement de terre à Saint-Tite lors des élections municipales de l’automne dernier? En tout cas, conseillère depuis à peine une année (à la faveur d’une partielle), Annie Pronovost est allée chercher 60% des votes pour défaire le maire sortant.

Annie Pronovost, mairesse de Saint-Tite.

Au Bulletin de Mékinac, celle-ci confie que dès son arrivée à la table du conseil, à l’automne 2016, elle a réalisé une chose bien simple : une passion dévorante pour les affaires municipales.

« Tout de suite, raconte Annie Pronovost, je me suis dit « j’aime ça; j’en prendrais plus; c’est ça qui me tente ».

Celle qui est infirmière dans la localité voisine, à Sainte-Thècle, (à l’emploi du CIUSSS MCQ, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec) raconte qu’en 2009, à l’âge de 35 ans, elle avait, une première fois, tenté de devenir conseillère municipale dans une course à quatre qui l’avait vue atterrir non loin du fil d’arrivée.

Mais il faut croire que le défi se prêtait mieux cette fois, d’autant plus que ses deux enfants ne sont plus à la maison.

Mais qu’est-ce que c’est que d’être mairesse dans la ville du Festival western? Annie Pronovost qui s’y est déjà impliquée à titre de cavalière en 1993 confie qu’elle a vitement rencontré le directeur général du gigantesque événement, Pascal Lafrenière, afin de s’assurer que le dossier soit adéquat à la satisfaction des deux partenaires.

Par ailleurs, Annie Pronovost se réjouit, à juste titre de l’imminence du règlement d’enjeux municipaux qui remontent à bien avant son arrivée : l’eau potable (en outre, usine de traitement des eaux au Lac Éric) et la mise aux normes du Spectrum en 2019.

Au sujet du Spectrum, il y a le fait incontournable que l’on va devoir s’en passer durant le temps des travaux et à cet égard, la mairesse de Saint-Tite veut voir comment on pourra compter sur les installations des localités voisines à Saint-Adelphe et à Notre-Dame-de-Montauban. Elle entend aussi, bien sûr, rencontrer les utilisateurs et les parents des jeunes qui fréquentent l’endroit.

Comme  un  poisson  dans  l’eau

Mais quel est le secret de la bonne humeur de la mairesse ? Le secret de la voir en plein contrôle de son affaire ? À l’aise à la table des maires de la MRC ?

« Vous savez, répond-elle, la profession d’infirmière exige du leadership, du sang-froid. J’ai exercé par exemple à l’urgence du Centre hospitalier régional de la Mauricie, exercé aux soins intensifs. Ce sont des places, des tâches où le don de soi est naturel ».

Annie Pronovost révèle qu’elle apprécie de travailler en équipe; par exemple avec la directrice générale de la municipalité, Alyne Trépanier, une femme d’expérience; avec les membres de la table du conseil qui, fait-elle remarquer, est composée majoritairement de femmes.

« Je me donne le droit de ne pas savoir si je ne le sais pas; j’apprends », nous dit encore celle qui, d’une part, a refusé lors des élections que quiconque l’accuse d’usurper des pouvoirs dévolus à d’autres et qui, d’autre part, se montre sans complexe, fière de détenir un mandat qu’elle qualifie de précieux.