Tavibois – Au temps où l’on faisait naître des lacs à même des cours d’eau

Professeur retraité et émérite de l’Université du Québec à Trois-Rivières, René Hardy qui, soit dit en passant, possède un chalet à Sainte-Thècle, s’avère être un spécialiste de Tavibois.

René Hardy, Professeur retraité et émérite de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

L’homme a même écrit un livre à ce sujet publié aux éditions Septentrion. Ainsi, il rappelle qu’à l’époque de la création du site, en 1951, on faisait naître littéralement des lacs à même des cours d’eau, cela sans demander la permission à personne. Ici, il s’agissait de « réaménager » les rivières Petite Mékinac du Sud et du Nord.

C’est ainsi que s’est façonné cette superficie remarquable dont le nom vient de ceux de ses fondateurs : monseigneur Albert Tessier (T); Avila Denoncourt (AVI) et Paul Boivin (BOIS).

Le premier aura été prêtre, cinéaste-conférencier, professeur, éditeur et tant encore. Le deuxième sera un médecin avide d’apprendre, se spécialisant continuellement. Enfin le troisième, diplômé en chimie et vicaire à Sainte-Thècle, sera peut-être le plus grand amateur de pêche du groupe, friand des eaux poissonneuses des lieux.

Peu à peu, s’érigeront diverses constructions sur ce site qui accueille alors de nombreux intellectuels et artistes dont le peintre de 22 ans, originaire de Barcelone, Jordi Bonet, un manchot (il n’a pas de main droite) qui réalise, notamment, des œuvres extraordinaires sur les murs de la chapelle.

Puis, à compter de 1959, le Filles de Jésus prennent peu à peu possession du site qui aura accueilli pour des périodes de ressourcement jusqu’à 2 500 personnes par an; des jeunes, des convalescents, des familles à faibles revenus, etc.

Toutefois, on notera, à partir de la fin des années 90, une diminution de la clientèle, reflet des transformations majeures que connaît la société.

Maintenant, nous savons que depuis deux ans, c’est une corporation municipale créée par les autorités d’Hérouxville qui a pris la relève des Filles de Jésus pour promouvoir ce qu’on nomme désormais le Domaine Tavibois; un lieu de mémoire avec pour mission de marier nature et culture.

Le terrain acquis au départ est de 324 arpents, soit 36 arpents par neuf.