Une opération sauvetage importante se déroule à Notre-Dame-de-Montauban

(RM) Les semaines qui viennent de s’écouler ont vu se déployer une opération de sauvetage très importante à Notre-Dame-de-Montauban.

Comme l’a expliqué au Bulletin de Mékinac, le maire Serge Deraspe, il s’agissait de sauver l’épicerie du village et le poste d’essence.

Celui qui le gérait avait signifié son intention de se retirer. La municipalité a réuni une vingtaine de décideurs ou personnes ressources de la place afin de se faire une idée de la voie qu’il fallait emprunter.

Ces personnes ont été invitées en outre à répondre à une enquête sérieuse comprenant 30 questions et nécessitant plus de deux heures de concentration.

Notre-Dame-de-Montauban a pu compter dans sa démarche sur le soutien et la coopération du personnel de la MRC de Mékinac (principalement Julie Robillard, coordonnatrice aux projets spéciaux et aux relations avec le milieu, et Nadia Moreau, directrice du développement économique) de même que sur celui du CIUSSS MCQ, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Mauricie-etdu-Centre-du-Québec (Nancy Gauthier, organisatrice communautaire). Pour ce qui est de la partie « poste d’essence », le sauvetage était assuré; le tout appartient à la Coop Fédérée avec Sonic.

Cependant, on a convenu que l’épicerie n’en était pas une ; qu’il s’agissait plutôt d’un dépanneur. Cet espace «épicerie» appartient à la municipalité et sera mis à niveau pour une somme d’environ 300 000 $ (en outre, remplacement des espaces de réfrigération) afin d’en faire une véritable épicerie.

La dette de la municipalité à cet égard, qui a déjà été d’un million de dollars, est en ce moment de 800 000 $; c’est-à-dire un coût au budget annuel de 55 000 $ à l’item « service de la dette ».

On est allé en appel de propositions pour déterminer celui qui va s’y installer dans quelques semaines. C’est une épicerie AXEP, Filiale de Provigo/Loblaws qui l’a emporté et qui sera gérée par la famille Dolbec qui est à la tête de l’Intermarché de Saint-Ubalde.

Alors que le dépanneur réalisait un chiffre d’affaire de 800 000 $, on vise de remonter ça à 1,5 M$.

Le mot de ralliement lancé à la population est d’acheter local; une prise de conscience est nécessaire. Celle-ci sera grandement facilitée parce qu’on aura, explique Serge Deraspe, une vraie épicerie avec des produits frais, de la diversité et des prix compétitifs.

« La balle est dans le camp de la population », résume enfin Serge Deraspe, rempli d’assurance en raison, note-il, de l’effervescence, de la santé de sa localité où l’on est encore, cet été, occupé par exemple à réparer un pont qui permet l’hiver une circulation soutenue sur le territoire des adeptes de la montagne.