Les Journées de la culture chez nous

À Saint-Séverin
Paul-Henri Guillemette en vedette

C’est à la bibliothèque municipale qu’on a marqué les Journées de la culture à Saint-Séverin alors qu’étaient exposées, le dimanche 1er octobre les œuvres de Paul-Henri Guillemette.

Paul-Henri Guillemette en compagnie de la responsable de la bibliothèque, la souriante Sylvie Brouillette.

Il s’agissait d’objets en bois (jouets, cabanes à oiseaux, etc.) réalisés par ce sympathique monsieur de plus de 80 ans qui habite la localité.

Celui-ci anime chez lui ce qu’il appelle sa « shop à bois » et ce, depuis 60 ans. Paul-Henri Guillemette dans sa vie active a été camionneur et opérateur de machinerie lourde, notamment sur la Mattawin pendant 16 ans pour le compte d’André Crête. Il est natif de Saint-Valère près de Victoriaville; une famille de 17 enfants; il était le 14e à naître. Il reste aujourd’hui six enfants vivants de cette famille.

Les travaux de Paul-Henri Guillemette sont fascinants : véhicules, bâtiments en bois.

Signalons qu’à la même occasion, la nouvelle bibliothèque a souligné son premier anniversaire en offrant du mousseux, des petites bouchées et du gâteau.

À Saint-Tite
Des antiquités à la pelle

Robert Saint-Amant près de l’affiche du Musée.

Le dimanche 1er octobre, dans le cadre des Journées de la culture à Saint-Tite, le public était convié à visiter cet étrange Musée des Souvenirs d’Autrefois qui est situé au 240, Haut du Lac Sud (autrement dit la route 159). Cette boîte aux trésors est la propriété de Robert Saint-Amant et de sa femme, Madeleine Chayer.

C’est en quelque sorte un assortiment de centaines de choses qui reflètent le vécu de nos ancêtres. Ainsi, est aménagé dans un capharnaüm quasiment indescriptible une chambre à coucher, une cuisine, une salle à manger et une chapelle, etc.

Lors de notre passage, madame Chayer, une octogénaire, était en verve pour décrire aux visiteurs les artéfacts collectionnés, les antiquités si nombreuses et si variées. Elle a entre autres confié qu’un neveu à elle allait prendre bientôt la relève pour assurer la continuité du Musée qui est situé juste derrière leur demeure, une ancienne école de rang (aussi appelé « maison d’école ») que le couple a acquis en 1962 et où, semble-t-il la vraie Émilie Bordeleau a enseigné.

Madame Chayer, une octogénaire, a entre autres confié qu’un neveu à elle allait prendre bientôt la relève pour assurer la continuité du Musée.

Quoi qu’il en soit, on peut voir de tout à cet endroit avec la bienveillance des propriétaires qui ont tant de choses à dire, à raconter.

Que ne trouve-t-on pas ? Des anciens outils agricoles, des vielles pierres tombales mais en bois (!), des faulx, des traîneaux, huches à pain, barattes à beurre, etc. En un mot : fascinant !

À Grandes-Piles
Toue en culture!

À Grandes-Piles, nombreuses furent les personnes à s’impliquer pour faire des Journées de la culture un succès. Par exemple, on offrait en après-midi des tournées dans le village en calèche avec monsieur Maurice Ricard qui a entre autres parlé des années 1850 alors qu’on a coupé les arbres du secteur qui avaient de 4 à 5 pieds de diamètre; que les coupes se faisaient en hiver grâce à une main-d’œuvre très importante : de 4 000 à 8 000 personnes.

Monsieur Maurice Ricard a entre autres parlé des années 1850.

Monsieur Ricard a parlé du transport du bois réalisé souvent grâce à d’immenses radeaux où était au milieu aménagé un carré de sable pour alimenter sans danger un feu utile à la cuisson des aliments. Il a aussi été question de la construction du barrage hydro-électrique aux chutes de Grand-Mère en 1926 qui a forcé le déménagement ni plus ni moins du village de Grandes-Piles situé sur les rives qu’on allait inonder. Il y a eu diverses industries dans le coin: haut-fourneau pour fabriquer des outils de métal; fabrique de briques grâce à une glaise rouge qu’on faisait cuire, etc.

D’autre part, dans la salle municipale, l’exposition d’albums de photos était magnifique. Intitulée «Notre patrimoine en images», on a pu parcourir une partie de ces albums qu’a constitué monsieur Réjean Boisvert. L’homme a réalisé pendant 30 ans pas moins de 26 volumes de plus de 25 000 photos. Tout ça rappelait les chantiers, les constructions de barrages, les moulins à scie, la drave, l’église, l’école, etc.

C’est la «Société d’histoire Réjean Boisvert de Grandes-Piles» qui voit à la promotion de ce riche patrimoine. Rappelons que les usines Boisvert ont œuvré à Grandes-Piles de 1892 à 1975. À leur apogée dans les années 50 et 60, les usines employaient plus de 80 personnes. En 1892, le forgeron Joseph Raoul Boisvert s’amène au village de Grandes-Piles. Il a alors 22 ans; il est originaire de Saint-Stanislas. Il transforme le métal pour en faire des outils pour la foresterie et la drave. C’est en 1926 qu’il produit le premier catalogue bilingue de sa compagnie ainsi que des bureaux de vente à Montréal et Québec. En 1934 ses fils, J Émile et J Régis fondent la Manufacture de manches Boivert qui a fabriqué jusqu’à 800 types de manche. On dit que le train a joué un rôle important dans le succès de la compagnie pour les expéditions et transactions. Joseph Raoul Boisvert meurt en 1939.

Dans la salle municipale, l’exposition d’albums de photos était magnifique.