Le western parmi les meilleurs

Des méthodes de calcul éprouvées et qu’on a standardisées pour toutes les grandes manifestations du Québec attestent hors de tout doute que le Festival western de Saint-Tite s’avère être des plus payants pour nos gouvernements.

Le directeur général du Festival, Pascal Lafrenière en compagnie de Martin Roy du RÉMI (Regroupement des événements majeurs internationaux).

Le Festival en tant que tel, c’est 10 M$. À cela, s’ajoutent les dépenses du public (700 000 visiteurs) estimés grossièrement à 54 M$.

Mais le vrai chiffre des retombées, c’est 45 M$. Cela se manifeste par tant de choses : ça va de l’affluence des stations d’essence aussi éloignées que Berthier qui réalisent pendant l’événement leur meilleur chiffre d’affaires de l’année jusqu’aux organismes communautaires locaux qui, en s’impliquant, recueillent des dividendes s’élevant à 600 000 $.

L’étude réalisée par la firme KPMG statue ainsi que le Festival western de Saint-Tite crée ou maintient l’équivalent de 679 emplois à temps plein.

Mais ce sont les gouvernements qui font aussi de bonnes affaires avec l’événement : Québec recueille 9,7 M$ et Ottawa 3,1 M$.

Dans le budget du Festival, ces deux paliers de gouvernement donnent des subventions respectivement de 700 000$ et 200 000$.

« Si l’on décortique la contribution des deux paliers gouvernementaux, nous pouvons affirmer que pour 1 $ investi au Festival par le gouvernement du Québec, nous leur rapportons 13 $, tandis que la ristourne s’élève à 15 $ pour le gouvernement du Canada », a fait valoir Pascal Lafrenière, le directeur général de l’événement qui a ajouté ceci : « en tant que réel multiplicateur de richesse, nous souhaitons une collaboration et un investissement proportionnels à notre valeur économique ».

Deuxième

Notons que Martin Roy du RÉMI (Regroupement des événements majeurs internationaux), présent lors de l’annonce de ces résultats, a indiqué que le Festival western de Saint-Tite n’était, dans la province, dépassé que par un seul autre événement (dont l’identité est encore inconnue, les chiffres n’étant pas encore rendus publics) mais que celui-ci avait des notes meilleures que le Grand Prix de Montréal qui arrive à 42 M$ (édition 2015); le Festival de jazz 39 M$ (édition 2016); Juste pour rire 34 M$ (édition 2017) et le Festival d’été de Québec 26,5 M$ (édition 2017).

Pour de meilleurs services à la clientèle

Enfin, le directeur général du Festival, Pascal Lafrenière a indiqué que l’événement souhaitait une aide meilleure à l’avenir de la part des gouvernements; cela pour se permettre à la fois d’innover, de prendre des risques (comme pour avec le Cirque Éloise, a-t-il mentionné) et de maintenir adéquats ce qu’il appelle les services à la clientèle. On parle ici des dépenses liées à l’hygiène du site, la sécurité, les navettes et toutes les manifestations présentées sans frais.