De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat!

Le Mouvement Action-Chômage (MAC) de Trois-Rivières, le Mouvement d’Action Solidaire des Sans-Emploi (MASSE) des Chenaux, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), le Conseil Central du Coeur du Québec-CSN et le S.E.V.F. (FSE-CSQ) joignent leurs voix afin de lancer la campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! »

« Les travailleuses occupent davantage d’emplois à temps partiel et sous-rémunérés et, pour cette raison, elles sont plus souvent inadmissibles aux prestations car elles n’arrivent pas à se qualifier étant donné le nombre élevé d’heures requises. Si elles réussissent à se qualifier, ces femmes reçoivent généralement des prestations moins longtemps car la durée de la période de prestations dépend du nombre d’heures accumulées », mentionne Joanne Blais, directrice de la TCMFM.

Une autre réalité qui touche spécifiquement les femmes et crée une fois de plus des inégalités face à l’assurance-emploi, survient parfois au retour d’un congé de maternité et congé parental. « Une femme qui perd son emploi, ou qui le perd peu de temps après, n’aura pas le droit à des prestations de chômage », explique Loraine Dugas, 1ère Vice-présidente de la CSN-Coeur du Québec. « Une telle situation est totalement inacceptable d’autant plus que certains employeurs sont tentés d’avoir recours à cette façon de faire pour se départir d’une employée. En effet, l’employeur abolira le poste de l’employée qui était en congé de maternité ou, tout simplement, il décidera de la remplacer. Le gouvernement doit agir. »

Il y a encore d’autres exemples, notamment chez les enseignantes à statut précaires, et c’est pour sensibiliser la population, les organismes et les syndicats que la campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! » a été lancée à l’échelle nationale.

Aussi, on souhaite faire changer la loi doit pour mettre fin à cette discrimination. « Deux solutions facilement réalisables par le gouvernement pour remédier rapidement à ces situations sont proposées. Tout d’abord, un nombre d’heures assurables unique pour se qualifier, soit 350 heures. De plus, la loi prévoit différents motifs pour prolonger la période de référence ; c’est le cas de la CNESST. Alors pourquoi ne pas y ajouter le Régime québécois d’assurances parentales (RQAP). Cela éliminerait une injustice comme celle de ne pas se qualifier à l’assurance-emploi après avoir perdu son emploi suite à son congé de maternité et parental », souligne Pierre Blanchet, coordonnateur du MASSE des Chenaux.

Les élues et élus fédéraux seront rencontrés, en plus du lancement d’une pétition et d’une campagne de lettres d’appui, afin que le gouvernement comprenne l’urgence de changer la loi sur l’assurance-emploi pour mettre un frein à leur appauvrissement des femmes.

La campagne a été lancée lors d’une conférence de presse, le 22 octobre dernier. De gauche à droite : Joanne Blais, de la TCMFM, Loraine Dugas, de la CSN-Coeur du Québec, Stéphan Béland, du Syndicat de l’enseignement des Vieilles-Forges, Catherine Gendron du MAC de Trois-Rivières et Pierre Blanchet, du MASSE des Chenaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*