L’entrepreneuriat à l’école

Le cours qui favorise la motivation et la persévérance scolaire!

La Commission scolaire de l’Énergie vient de réaliser une étude, la 2e en moins de 10 ans, au sujet des retombées de l’entrepreneuriat chez les élèves et enseignants du primaire et du secondaire. Cette étude révèle la pertinence de l’approche pédagogique axée sur l’entrepreneuriat.

Ainsi, on constate que les données sur la motivation et la persévérance scolaire sont en forte croissance après la réalisation d’un projet entrepreneurial. Questionnés sur leurs aspirations scolaires, 11,7 % des élèves du secondaire affirmaient ne pas vouloir terminer leurs études secondaires avant d’entreprendre leur projet. Ce résultat fléchit à 3,1 % après la réalisation d’un projet entrepreneurial. Par ailleurs, alors que 25 % d’entre eux avaient mentionné qu’ils désiraient aller à l’université en début d’année scolaire, 46,4 % se disent prêts à entreprendre des études universitaires après s’être engagés dans un projet entrepreneurial.

On relève que 322 élèves et 21 enseignants répartis dans 16 écoles ont répondu à deux questionnaires mesurant leurs perceptions, le premier avant le démarrage du projet et le second après leur réalisation.

Ici, on voit, dans l’ordre habituel, René Perron, directeur de l’école secondaire des Chutes; Denis Morin, directeur-conseil en entrepreneuriat; Valérie Doucet et Noah Cadieux, deux élèves de l’école secondaire des Chutes, ainsi que Jean-Yves Laforest, président de la Commission scolaire de l’Énergie.

Denis Morin, directeur-conseil en entrepreneuriat a en outre déclaré: «On constate que l’entrepreneuriat, qui excelle dans notre Commission scolaire, est source de motivation puisque les projets permettent aux élèves de développer leur plein potentiel et d’envisager de multiples carrières grâce à la rencontre d’entrepreneurs et de professionnels de tous les domaines».

Par ailleurs, on indique que les autres données au secondaire contribuent à consolider cet objectif de poursuite des études quand on est en présence d’élèves (81,9 %) qui affirment que l’entrepreneuriat les a aidés à se connaître, à saisir leurs forces, identifier leurs faiblesses, découvrir des intérêts et distinguer les choses qu’ils aiment et celles qu’ils aiment moins.

Autrement, la nouvelle étude de la Commission scolaire de l’Énergie indique que, pour leur part, les élèves du primaire maintiennent le niveau des perceptions dévoilées lors 2009-2010. Par exemple, le goût de réaliser d’autres projets entrepreneuriaux rejoint 87,9 % des élèves, le même taux où ils affirment que le cours est plus intéressant grâce à l’entrepreneuriat.

Le développement de la fierté arrive en tête de liste avec un taux de 83,8 %. Le partage des idées et l’affirmation de soi obtiennent 80,6 %, le même résultat pour l’entrepreneuriat considéré comme une occasion de découverte de leurs intérêts.

Enfin, les enseignants du primaire et du secondaire qui ont démarré des projets entrepreneuriaux avec leurs élèves au cours de la dernière année scolaire sont unanimes sur plusieurs aspects qui touchent leur profession : l’entrepreneuriat permet à 100 % d’entre eux de renouveler leurs pratiques d’enseignement et d’atteindre leurs objectifs pédagogiques. Ceux-ci prétendent également (100 %) que l’entrepreneuriat est un moyen d’enseignement adéquat pour les milieux défavorisés. Et on rappelle, à ce titre, que 78 % des écoles primaires et secondaires du territoire de la commission scolaire sont considérées comme étant en milieu défavorisé.

Conclusion : les effets de l’entrepreneuriat sont donc prometteurs puisque 100 % des enseignants affirment que l’entrepreneuriat permet d’améliorer la persévérance scolaire, le même taux que le sentiment d’appartenance de l’élève envers son école. Selon eux, l’entrepreneuriat permet de changer l’image de l’école chez les élèves ayant une perception négative (88,2 %) et prévient le décrochage (80 %).

Qui plus est, les enseignants prétendent à 100 % que l’entrepreneuriat avec leurs élèves leur a permis de développer leurs propres qualités entrepreneuriales avec, en tête de liste, la persévérance, le sens des responsabilités et la débrouillardise. Au sujet des facteurs de succès de l’entrepreneuriat à l’école, tous les enseignants mentionnent le soutien de la direction de l’école, l’engagement des élèves ainsi que le soutien des ressources de la communauté.

Ce n’est donc pas sans raison si le président de la Commission scolaire de l’Énergie, Jean-Yves Laforest, déclare: «Nous accueillons avec beaucoup d’intérêt les résultats de cette analyse et allons profiter pleinement de ces données afin de poursuivre fièrement et intelligemment le développement de la culture entrepreneuriale chez nos élèves».

Expliquons que depuis son positionnement en matière d’entrepreneuriat, la Commission scolaire de l’Énergie a collaboré à la création des communautés entrepreneuriales de la Mauricie. Au sein de son organisation, elle coordonne aussi, pour une huitième année, des formations et rencontres pédagogiques pour les enseignants, initiatives qui ont permis la réalisation de 866 projets regroupant 15 857 élèves. La Commission scolaire a également coordonné la formation des maîtres en 4e année dans trois universités (Trois-Rivières, Sherbrooke, Lévis) qui ont réuni plus de 500 intervenants scolaires au sein de 17 cohortes universitaires. Plusieurs guides pédagogiques et de nombreux outils pédagogiques sont mis à la disposition des enseignants qui souhaitent développer le goût d’entreprendre, de persévérer et de réussir. En 2018, elle a remporté le 1er Prix d’excellence dans la catégorie préscolaire et primaire de la Fédération

des commissions scolaires du Québec pour son projet Entrepreneuriat et développement numérique. Notons que les 190 élèves du primaire qui ont pris part à cette étude provenaient des écoles Antoine-Hallé, Centrale, de la Petite-Rivière, de Sainte-Flore, Jacques-Plante, Laflèche, La Providence (Saint-Tite), Le Sablon d’Or (Lac-aux-Sables), Plein-Soleil (Hérouxville) et Saint-Charles-Garnier. Quant aux 132 élèves du secondaire, ils provenaient des écoles secondaires Champagnat, des Chutes, du Rocher et Paul-Le Jeune (Saint-Tite), ainsi que du Centre d’éducation des adultes du Saint-Maurice.

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